
Le Désespéré de Courbet (1844 45), longtemps resté caché dans des collections privées et étrangères, est présenté en France pour la première fois depuis près de vingt ans. Cette petite toile, à la fois électrisante et magnifique aujourd’hui prêtée pour cinq ans par les musées du Qatar saisit l’artiste de 25 ans dans un état de panique brute et d’audace. Rarement exposée elle avait été montrée pour la dernière fois en France lors de la rétrospective Courbet de 2007 2008. Son retour doit beaucoup à Sylvain Amic récemment nommé directeur du musée d’Orsay et spécialiste de Courbet dont la disparition soudaine confère à cette présentation la double dimension d’un événement culturel et d’un hommage.